Depuis le 1er janvier 2010, de nouveaux tarifs s’appliquent dans ma commune de Sainte-Luce-sur-Loire. Basés sur le quotient familial, ils permettent de tenir compte des moyens de chaque famille pour ouvrir à tous les différentes activités proposés aux enfants et aux jeunes.Cette réforme était un engagement de campagne. Nous pensons que
l’égalité d’accès aux services publics passe par la solidarité tarifaire et non par des aides sociales au coup par coup. L’égalité des enfants est un droit et non une aumône. Les tarifs précédents n’étaient pas satisfaisants : il s’agissait soit d’un tarif unique (cantine scolaire), soit de tarifs différenciés par tranches mais peu progressifs et surtout peu adaptés à la réalité sociale des familles lucéennes. Surtout, les enfants issus des familles les plus modestes représentaient 4% des utilisateurs quand ceux des 40% de familles les plus aisées en représentaient 70%. Cette situation n’était pas tolérable.
Il nous aura fallu plus d’un an de travail pour parvenir à ce résultat. Les services municipaux ont fait un gros travail d’analyse et de proposition. Les élus ont fait des choix. Ils les ont mis en débat avec les associations de parents et les acteurs locaux de la communauté éducative. Des réunions publiques ont été organisées même si elles ont mobilisé trop peu de monde, et une information de tous à été rendu disponible en ligne pendant plusieurs semaines. A l’issue de ce processus,
le conseil municipal a délibéré, il a adopté la réforme à l’unanimité ce dont je remercie tous mes collègues de la majorité comme de la minorité.Cette réforme est neutre pour les finances municipales. Les familles les plus aisées acceptent de payer un tarif plus élevé et les familles les plus modestes voient leur note baisser de jusqu’à 70% pour la cantine scolaire. Le premier effet, direct, sera donc redistributif et redonnera du pouvoir d’achat aux familles modestes, ce qui est très important dans la période actuelle. Le deuxième effet attendu est l’augmentation de la fréquentation des activités par les jeunes et les enfants issus de ces familles.
Nous voulons que tous les jeunes Lucéens se retrouvent dans leur diversité pour partager les mêmes activités, qu’ils trouvent dans l’accueil de loisir par exemple le prolongement de l’action éducative menée dans et autour de l’école.
J’espère que les parents d’élèves, qui ont été destinataires en décembre d’une nouvelle information, accueilleront bien cette réforme qui nous met au diapason des pratiques existantes dans l’agglomération nantaise. Cet aboutissement montre aussi à tous que
la politique est concrète, que le vote conduit à des politiques nouvelles, et que ces nouvelles politiques touchent directement la vie des gens, et qu'elles peuvent offrir de nouvelles opportunités de citoyenneté et d’épanouissement.